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Pinson des arbres – Morsang-sur-Orge (Essonne)
Cette semaine, je vous présente un passereau très commun en France et en Europe, très facile à identifier et à observer, avec ses couleurs bariolées… il s’agit du pinson ! Et pour être plus précis, on a ici affaire à un pinson des arbres, seule espèce de pinson présente toute l’année en France contrairement à son cousin le pinson du Nord, que l’on pourra croiser sur notre territoire seulement lorsqu’il descend d’Europe du Nord pour passer l’hiver au chaud. Le pinson des arbres mâle est très facile à reconnaître avec sa tête gris-ardoise, sa poitrine et son dos brun orangé, ses ailes noires barrées de blanc et son croupion verdâtre. Comme souvent chez les oiseaux, la femelle a une robe beaucoup plus terne et pourra facilement être confondue avec une femelle de moineau domestique. En hiver, les pinsons des arbres fréquentent volontiers les mangeoires installées au jardin, une bonne période pour les observer facilement !
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Cigogne blanche – Eguisheim (Alsace)
Une dernière image pour clore ma série sur la cigogne blanche, cette fois-ci en plein vol ! Très impressionnante dans les airs avec environ 2 mètres (!) d’envergure, notre grâcieux échassier est une grande voyageuse. Dès la fin de l’été, les cigognes quittent leurs sites de nidification pour rejoindre l’Afrique afin d’y passer l’hiver au chaud. Grâce à leur belle envergure, elles vont profiter au maximum des courants d’air chauds pour planer jusqu’à leurs quartiers d’hiver au sud du Sahel, en passant par le détroit de Gibraltar ou par la Turquie. Au printemps, elles feront le chemin inverse pour retrouver leurs aires de nidification parcourant ainsi près de 6300 km par an ! Chapeau !
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Cigogne blanche – Eguisheim (Alsace)
Cette semaine, je poursuis ma série sur la cigogne blanche avec ce portrait d’un adulte surpris en pleine sieste, la tête rentrée dans les plumes du cou dans une attitude assez caractéristique. Même si la cigogne dort plutôt la nuit, elle peut s’autoriser des temps de repos la journée dans les moments où elle n’est pas en quête de nourriture. Evidemment, on ne peut pas vraiment parler de « sieste » ou de véritable « sommeil » mais plutôt d’un état de « semi-éveil » puisque dans la faune sauvage, la vigilance est indispensable pour échapper aux menaces et aux prédateurs. Notre prudente cigogne ne dort donc que d’un oeil !
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Cigogne blanche et ses petits – Eguisheim (Alsace)
Aujourd’hui, place à un oiseau emblématique et indissociable de cette belle région qu’est l’Alsace : voici la cigogne blanche ! Ce magnifique échassier à la taille imposante nidifie en effet très régulièrement dans cette région. Peu farouche, on peut l’observer très facilement sur les toits des maisons et des églises puisqu’il s’accomode très bien de la présence de l’Homme. L’occasion pour le photographe de tirer de superbes portraits et de saisir de belles scènes de vie animalière telle que cette séance de nourrissage. A cet âge, les juvéniles sont totalement dépendants de leurs parents pour se nourrir mais aussi pour s’hydrater ! Ici, l’adulte régurgite l’eau qu’il a stockée dans son jabot pour faire boire ses petits.
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Alouette des champs – Le Hohneck (Vosges)
Cette semaine je vous présente un oiseau au plumage plutôt discret, couleur terre, qui le rend assez difficile à repérer, j’ai nommé… l’Alouette des champs. Présente dans les milieux ouverts, tels que les prairies, les terres agricoles ou encore les pelouses rases des montagnes, c’est par son chant si caractéristique que l’on pourra tout d’abord la localiser. Ensuite, il faudra un peu de chance pour l’apercevoir puisqu’elle traîne souvent au sol en quête de nourriture. Heureusement, parfois, elle se perche sur un poteau, un rocher ou encore une plante pour lancer ses mélodieuses vocalises. En fort déclin depuis les années 70 en France et plus largement en Europe de l’Ouest, elle est devenue le symbole de l’extinction de certaines espèces dans les zones rurales. Agriculture intensive et pesticides seraient les causes principales de ce recul et même de la disparition de l’espèce dans certaines régions de France…
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Rougequeue noir – Le Grand Ballon (Alsace)
Aujourd’hui, je vous présente un de mes passereaux préférés, j’ai nommé le Rougequeue noir. Avec sa queue teintée de brun-roux et son plumage gris anthracite, le mâle est très facile à identifier. La femelle, quant à elle, est beaucoup plus claire et le rouge-orangé de sa queue est un peu plus terne accentuant sa ressemblance avec le Rossignol philomèle que je vous présentais il y a quelques semaines. Très répandu en France, le rougequeue vit dans les milieux ouverts, avec peu de végétation, les zones montagneuses, les environnements rocailleux et les côtes maritimes. Mais pas seulement. On le croise à présent très souvent dans les milieux plus urbains et il n’est pas rare de le voir fièrement posé sur un toit ou un poteau, chantant à gorge déployée pour affirmer son territoire ! Alors, ouvrez l’oeil et le bon, en allant chercher le pain ou sur le chemin du marché, vous aurez peut-être l’occasion d’admirer ce magnifique oiseau aux couleurs si contrastées !
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Aigrette garzette en vol – Echarcon (Essonne)
Il y a quelques mois, je vous présentais l’aigrette garzette, cousine de la grande aigrette, perchée dans un arbre au-dessus d’un bassin de retenue que je fréquente souvent en Essonne pour la richesse de la faune qu’il abrite. Aujourd’hui, voici de nouveau l’aigrette garzette présentée cette fois-ci en plein vol. J’ai eu la chance de pouvoir prendre ce cliché alors que j’étais en affût près d’un marais en quête d’un martin-pêcheur ! Ce jour-là, Martin n’a pas pointé le bout de son bec mais je me suis consolé en observant ce groupe d’une dizaine d’aigrettes en pleine effervescence probablement à la recherche d’un lieu tranquille propice au repos. Le léger contre-jour permet de révéler la finesse du plumage et toute la grâce de ce magnifique échassier…
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Pic Noir (juvénile) – Essonne
Aujourd’hui, rencontre avec un oiseau forestier que l’on observe rarement, le plus grand de tous les pics, j’ai nommé le « Pic Noir ». J’ai eu la chance de repérer ce juvénile alors qu’il criait désespérément après ses parents pour qu’ils lui ramènent son déjeuner. Présent en France uniquement dans les montagnes dans les années 30, il a étendu son territoire petit à petit à partir des années 50 pour descendre dans les forêts des plaines. Malgré tout, l’espèce reste menacée. En effet, le Pic noir a besoin de grands arbres morts ou âgés pour pouvoir creuser plus facilement son nid et il subit de plein fouet la réduction de son habitat par la déforestation ou l’exploitation forestière qui ne laisse guère de place aux vieux arbres fragiles ou malades. A l’âge de 2 ou 3 mois, ce jeune quittera le nid définitivement pour trouver un nouveau territoire où il pourra lui aussi fonder une famille. Espérons qu’il pourra trouver sa place dans un monde qui lui en laisse si peu…
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Rossignol Philomèle – Nogent-le-Rotrou (Perche)
Cette semaine, je vous présente un passereau plutôt discret que l’on entend bien plus souvent qu’on ne le voit : le Rossignol Philomèle. Après avoir passé l’hiver en Afrique, cet oiseau migrateur revient en Europe et notamment en France au printemps, pour se reproduire. Comme on peut le voir, la petite famille de ce rossignol pourra profiter d’une belle moisson d’insectes et de larves pour son petit-déjeuner ! Physiquement, il n’est pas toujours facile de le différencier d’un rougequeue femelle. L’habitat peut aider dans ce cas puisqu’on rencontre le Rossignol plutôt dans les haies de bocage ou les fourrés humides alors que le rougequeue aime bien nicher dans les vieux villages de pierre ou les granges des vieilles fermes. J’en profite pour remercier Frédéric Jarry de l’équipe de Maison Paris Nature pour m’avoir aidé à dissiper mes doutes sur cette identification ! Merci Fred !
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Mésange charbonnière juvénile – Brétigny (Essonne)
Après de longs mois de sommeil la Nature s’éveille enfin et la saison des naissances bat son plein ! L’occasion de pouvoir observer les jeunes à peine sortis du nid en train de découvrir la vie. Ici, une mésange charbonnière toute mignonne, facilement reconnaissable à sa calotte noire, sa poitrine jaune et sa fameuse « cravate » noire qui lui barre le ventre. Chez ce juvénile âgé de quelques semaines cette bande noire est tout juste en train d’apparaitre. Elle sera complète à l’âge adulte, large et épaisse si c’est un mâle, plus fine et parfois interrompue si c’est une femelle.