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Troglodyte mignon – Lardy (Essonne)
La dernière fois, je vous présentais un troglodyte mignon, en pleine activité, le bec chargé de mousses, en train d’aménager pour lui et sa future compagne un joli petit nid douillet. Caché derrière sa brindille de mousse, on avait un peu de mal à le distinguer clairement. Alors cette semaine, j’ai décidé de vous le montrer de pied en cap dans son attitude la plus caractéristique, perché sur un tronc et l’arrière-train fièrement dressé ! D’ordinaire, le troglodyte mignon est un oiseau très difficile à repérer, toujours à moitié caché dans les fourrés et dans les sous-bois lorsqu’il recherche de la nourriture… Mais à partir de fin Mars débute la période de nidification, l’occasion rêvée pour pouvoir l’observer, dans cette posture typique, en train de chanter à tue-tête pour affirmer son territoire, séduire sa belle ou décourager ses rivaux. Alors, à vos jumelles !
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Troglodyte mignon – Itteville (Essonne)
C’est le printemps !! Et pour les oiseaux, il est grand temps de se construire un petit nid douillet pour y élever ses petits. Ce troglodyte mignon s’y emploie avec énergie enchaînant les allers-retours entre un tas de feuilles mortes, de brindilles et de mousses (son matériau favori) et le lieu qu’il a choisi pour nidifier, à savoir un lierre grimpant le long d’un petit muret. Et de l’énergie, il va lui en falloir puisque notre dynamique troglodyte peut construire jusqu’à six nids différents (!) pour maximiser ses chances d’attirer une femelle (voire même plusieurs…). Si l’un des nids est au goût de Madame, c’est parti pour une ou deux couvées ! Le couple élèvera 5 à 8 oisillons par nichée et devra enchaîner à nouveau des allers-retours mais cette fois-ci pour apporter de succulents insectes à tous ces becs affamés…
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Pouillot véloce – La Ferté-Bernard (Sarthe)
Il n’y a pas que l’hirondelle qui annonce le printemps ! En vérité, de nombreuses espèces commencent à revenir du Sud lorsque les températures se font plus douces à la fin du mois de Février ou au début du mois de Mars. C’est le cas du pouillot véloce. Ce tout petit passereau (environ 11cm et moins de 10g !!) porte bien son nom ! Il ne tient pas en place. Très vif, il virevolte de branche en branche à la recherche des insectes qui composeront son menu du jour. Le meilleur moyen de le repérer c’est d’abord de bien tendre l’oreille. A la saison des amours, il émet un chant aigu, un peu métallique, à deux tons, répétitif et un peu monotone. Ensuite, en levant la tête vers les hautes branches des arbres alentour, il vous faudra ouvrir l’oeil et le bon (!) pour l’apercevoir, tout petit et fondu dans la végétation avec son plumage vert olive et sa gorge beige clair. Bonne chance à vous !
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Mésange à longue queue – Domaine de Montauger (Essonne)
Ce petit passereau à la bouille si mignonne et au corps rondouillard est une mésange à longue queue. Enfin, pour être plus précis, c’était (!) une mésange à longue queue… Les scientifiques se sont en effet rendus compte qu’ils s’étaient trompés dans leur classification et que notre sympathique petite mésange n’en était pas une ! Elle a du coup été rebaptisée « orite à longue queue » ! Avec sa queue très longue, son bec court, son plumage noir et blanc avec des nuances de gris et de rose, et son petit corps tout rond, elle est très facile à identifier. Très commune en France, vous pourrez la rencontrer dans les milieux boisés, ou même dans des parcs ou jardins arborés. Sociable, toujours en bande, elle n’est pourtant pas si facile à observer car elle a des déplacements très vifs et très rapides et elle ne s’attarde pas longtemps au même endroit, lorsqu’elle se met en quête de nourriture. Alors, ouvrez l’oeil et le bon !
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Chardonneret élégant – La Bresse (Vosges)
Aujourd’hui, place à un petit passereau très coloré, assez répandu en France et facile à identifier avec sa tête rouge et le jaune sur ses ailes, j’ai nommé : le chardonneret élégant ! Vous le rencontrerez souvent en groupe dans des zones boisées, des vergers, des parcs et même parfois dans des jardins. Très vif, il se déplace en nuées joyeuses à la recherche des graines qui constituent l’essentiel de son alimentation. L’hiver, il n’est pas rare qu’il fréquente également les mangeoires de votre jardin surtout s’il y a des graines de tournesol au menu ! Touchées par l’agriculture intensive et les pesticides, les populations de chardonneret doivent malheureusement aussi faire face à une autre menace, celle du braconnage et du trafic, la faute à ses couleurs chatoyantes et à son chant si mélodieux…
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Mésange huppée – Alluyes (Eure-et-Loir)
Cette semaine, je vous présente une jolie petite mésange, carrément rock ‘n’ roll avec sa crête ébouriffée sur la tête, il s’agit de la mésange huppée ! Bien que présente dans toute la France avec des effectifs qui se portent plutôt bien, on la croise beaucoup moins souvent que ses consoeurs, les mésanges bleues et les mésanges charbonnières. Il faut bien dire qu’elle ne tient pas en place, notre petite mésange huppée ! C’est une véritable pile électrique ! Un peu de patience et d’attention vous seront nécessaires pour pouvoir la repérer. Il faut dire aussi qu’elle est fan de sapins, pins et autres épicéas et c’est auprès de ce genre d’habitat que vous aurez le plus de chance de la trouver, en forêt ou même dans des parcs ou jardins. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir l’observer et la photographier malgré sa vivacité ! Et pourtant. En observant les photos une fois rentré chez moi, je me suis aperçu que quelque chose clochait. On le distingue nettement sur le cliché au premier plan. En lieu et place de la patte droite, ne subsiste qu’un moignon… A la voir évoluer de branche en branche à la recherche de nourriture, j’étais à 100 lieux d’imaginer qu’elle pouvait être handicapée comme ça ! Résiliente Nature…
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Héron cendré – Morsang-sur-Orge (Essonne)
Aujourd’hui, je vous présente un héron cendré sous une petite averse de neige ! Une image de circonstance au vu des conditions climatiques actuellement en France. Et contrairement aux petits et grands pour qui ce joli manteau blanc est synonyme de gaieté et de rires avec la perspective de joyeuses batailles de boules de neige à venir, ce héron ne semble pas vraiment apprécier… Et pour cause ! Notre héron sait bien les dangers que représentent la neige et le gel pour les oiseaux… La raréfaction voire l’inaccessibilité de leur nourriture dans une période où les calories sont pourtant primordiales pour leur survie face au froid. Dans cette période difficile pour nos amis ailés je ne saurais trop vous conseiller la lecture de cet article de la LPO : https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/toutes-nos-actualites/articles/actus-2026/nourrir-les-oiseaux-de-son-jardin-en-hiver. Vous y apprendrez tout ce qu’il faut savoir pour aider les oiseaux à passer le cap de l’hiver en leur apportant la nourriture et l’eau dont ils ont besoin dans ces conditions difficiles. Merci pour eux !
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Pinson des arbres – Morsang-sur-Orge (Essonne)
Cette semaine, je vous présente un passereau très commun en France et en Europe, très facile à identifier et à observer, avec ses couleurs bariolées… il s’agit du pinson ! Et pour être plus précis, on a ici affaire à un pinson des arbres, seule espèce de pinson présente toute l’année en France contrairement à son cousin le pinson du Nord, que l’on pourra croiser sur notre territoire seulement lorsqu’il descend d’Europe du Nord pour passer l’hiver au chaud. Le pinson des arbres mâle est très facile à reconnaître avec sa tête gris-ardoise, sa poitrine et son dos brun orangé, ses ailes noires barrées de blanc et son croupion verdâtre. Comme souvent chez les oiseaux, la femelle a une robe beaucoup plus terne et pourra facilement être confondue avec une femelle de moineau domestique. En hiver, les pinsons des arbres fréquentent volontiers les mangeoires installées au jardin, une bonne période pour les observer facilement !
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Cigogne blanche – Eguisheim (Alsace)
Une dernière image pour clore ma série sur la cigogne blanche, cette fois-ci en plein vol ! Très impressionnante dans les airs avec environ 2 mètres (!) d’envergure, notre grâcieux échassier est une grande voyageuse. Dès la fin de l’été, les cigognes quittent leurs sites de nidification pour rejoindre l’Afrique afin d’y passer l’hiver au chaud. Grâce à leur belle envergure, elles vont profiter au maximum des courants d’air chauds pour planer jusqu’à leurs quartiers d’hiver au sud du Sahel, en passant par le détroit de Gibraltar ou par la Turquie. Au printemps, elles feront le chemin inverse pour retrouver leurs aires de nidification parcourant ainsi près de 6300 km par an ! Chapeau !
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Cigogne blanche – Eguisheim (Alsace)
Cette semaine, je poursuis ma série sur la cigogne blanche avec ce portrait d’un adulte surpris en pleine sieste, la tête rentrée dans les plumes du cou dans une attitude assez caractéristique. Même si la cigogne dort plutôt la nuit, elle peut s’autoriser des temps de repos la journée dans les moments où elle n’est pas en quête de nourriture. Evidemment, on ne peut pas vraiment parler de « sieste » ou de véritable « sommeil » mais plutôt d’un état de « semi-éveil » puisque dans la faune sauvage, la vigilance est indispensable pour échapper aux menaces et aux prédateurs. Notre prudente cigogne ne dort donc que d’un oeil !